Tout ce qu’il faut savoir sur les interdictions des chaudières à gaz en 2026

24/11/2025 - Actualités
Mis à jour le : 13/01/2026

En 2026, la réglementation s’étend aux logements collectifs, limitant les émissions de CO2 dans le cadre de la RE2020. Les propriétaires peuvent toujours remplacer leur chaudière par du gaz naturel ou un système hybride. Aucun interdit n’est prévu pour les logements existants.

 

Peut-on encore installer une chaudière à gaz en 2026 ?

La réponse varie selon le type de logement concerné. Dans le bâti existant, l’installation d’une chaudière à gaz demeure parfaitement légale, qu’il s’agisse d’une première installation ou d’un changement d’équipement.

Les logements collectifs neufs subissent désormais les mêmes restrictions que les maisons individuelles depuis le 1er janvier 2025. Seules les solutions hybrides échappent à cette règle en combinant gaz et énergies renouvelables.

Pour les constructions neuves, les chaudières à condensation pures ne respectent plus les seuils de la RE 2020 fixés à 4 kg CO?/m²/an. Les promoteurs se tournent donc massivement vers les pompes à chaleur ou les systèmes de chauffage biomasse pour leurs nouveaux projets immobiliers.

Et pour les remplacements ?

Remplacer une vieille chaudière gaz par un modèle neuf reste autorisé dans tous les logements existants, individuels comme collectifs. Cette possibilité s’applique même en cas de panne irréparable ou de simple volonté d’améliorer les performances énergétiques. Les propriétaires conservent cette liberté de choix sans contrainte réglementaire particulière.

 

L’entretien annuel  et le dépannage d’une chaudière à gaz reste possible sans restriction, et les professionnels du chauffage continuent d’intervenir normalement sur ces installations. La seule limite pratique concerne la disponibilité des pièces détachées en fonction de l’âge de l’équipement.

 

Le taux de TVA a toutefois évolué défavorablement. Depuis mars 2025, il atteint 20% contre 10% auparavant pour l’achat d’une nouvelle chaudière gaz. Cette mesure fiscale vise à orienter les foyers français vers des alternatives plus écologiques comme les pompes à chaleur ou les chaudières biomasse.

Tout savoir sur la RE2020 et les chaudières gaz

Cette Réglementation Environnementale remplace Le décret n° 2022-8 du 5 janvier 2022 pour transformer les normes de construction en France. Elle impose un plafond strict de 4 kg CO?/m²/an pour les maisons individuelles neuves, rendant impossible l’installation de chaudières à gaz fonctionnant exclusivement au gaz naturel. Cette mesure s’inscrit dans la stratégie nationale de transition écologique visant la neutralité carbone d’ici 2050.

 

La réglementation environnementale RE2020 va au-delà des exigences de la RT2012. Elle intègre l’impact carbone sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, incluant construction et exploitation sur 50 ans. Pour les logements collectifs, le seuil était fixé à 14 kg CO?/m²/an en 2022, puis abaissé à 6,5 kg CO?/m²/an depuis 2025, excluant le chauffage 100% gaz.

 

Cette évolution favorise les énergies renouvelables et solutions décarbonées comme les pompes à chaleur, chaudières biomasse ou réseaux de chaleur urbains. Seules les solutions hybrides associant une chaudière à condensation très haute performance énergétique (THPE) avec une source renouvelable respectent ces exigences, permettant au gaz naturel un rôle d’appoint lors des pics de consommation.

Qu'est-ce qui change en 2026 pour les chaudières à gaz ?

L’extension de la réglementation environnementale aux logements collectifs neufs constitue le changement majeur de 2025. Les copropriétés représentent 75% des bâtiments encore chauffés au gaz, ce qui explique cette application progressive des nouvelles normes.

 

MaPrimeRénov ne subventionne plus l’installation de nouvelles chaudières à gaz depuis fin 2022, marquant un tournant dans les aides financières. Cette suppression s’accompagne de la fin des certificats d’économies d’énergie pour ces équipements au 1er janvier 2025.

 

Le seuil d’émissions de CO2 fixé à 4 kg/m²/an par la directive européenne rend impossible l’installation de chaudières 100% gaz dans les nouvelles constructions. Seules les solutions hybrides associant gaz et énergies renouvelables respectent désormais ces exigences environnementales strictes.

Rappel des dernières échéances légales sur les changements concernant la chaudière gaz

 

Plusieurs dates marquent l’entrée en vigueur progressive de l’interdiction des chaudières à gaz en France :

  • 1er janvier 2022 : interdiction totale d’installer des chaudières 100% gaz dans les maisons individuelles neuves
  • 1er janvier 2025 : extension de cette mesure aux logements collectifs neufs
  • Fin 2022 : arrêt définitif des aides MaPrimeRénov’ pour l’installation de nouvelles chaudières à gaz
  • 1er janvier 2025 : fin des certificats d’économies d’énergie pour ces équipements
  • Mars 2025 : hausse du taux de TVA de 10% à 20% pour l’achat d’une chaudière gaz
  • 2040 : objectif gouvernement de disparition complète des chaudières fossiles selon la directive européenne

Le calendrier d’application s’étale progressivement selon les types de bâtiments neufs. Depuis 2022, les maisons individuelles ne peuvent plus recevoir de chauffage 100% gaz lors de l’obtention du permis de construire. Depuis 2025, cette mesure touche également les logements collectifs neufs, marquant une transition écologique majeure dans le secteur immobilier.

 

Les combustibles fossiles traditionnels dépassent largement ces seuils environnementaux. Seules les solutions hybrides associant gaz et pompes à chaleur respectent désormais ces exigences, permettant au gaz de jouer un rôle d’appoint lors des pics de consommation hivernaux.

Pourquoi les chaudières à gaz sont progressivement abandonnées ?

L’impératif de sortie progressive des énergies fossiles guide cette évolution réglementaire vers la neutralité carbone d’ici 2050. Le secteur du bâtiment génère 18% des émissions de CO? en France, une proportion considérable que l’État souhaite réduire drastiquement.

 

Avec 12 millions de foyers encore chauffés au gaz naturel, soit 40% des ménages français, l’enjeu climatique reste majeur. La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments impose d’ailleurs la disparition des chaudières fossiles avant 2040 à grande échelle.

 

L’abandon des aides financières comme MaPrimeRénov ou les certificats d’économies d’énergie accompagne cette transition. Le gouvernement privilégie une politique d’incitation plutôt qu’une interdiction brutale, encourageant les Français à se tourner vers des alternatives économiques comme les pompes à chaleur ou le chauffage au gaz vert renouvelable.

Quelles sont les meilleures alternatives aux chaudières à gaz ?

Deux solutions dominent actuellement le marché du remplacement : les pompes à chaleur air-eau et les chaudières à granulés. La première capte les calories présentes dans l’air extérieur pour chauffer votre logement et assurer la production d’eau chaude sanitaire.

 

Son coefficient de performance peut atteindre 4, ce qui signifie qu’elle produit 4 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Cette technologie s’adapte parfaitement aux radiateurs existants, facilitant grandement l’installation dans le bâti ancien.

 

La chaudière à granulés représente une autre option performante utilisant des combustibles issus de la biomasse. Son rendement énergétique dépasse souvent 90%, rivalisant avec les meilleures chaudières à condensation. Les pellets offrent une stabilité tarifaire appréciable sur le long terme comparé aux énergies fossiles.

Les systèmes hybrides combinent intelligemment une PAC avec un appoint gaz, optimisant automatiquement le fonctionnement selon les conditions climatiques et les tarifs énergétiques.

 

Bon à savoir : Garanka vous propose un contrat d’entretien annuel pour une chaudière à gaz !

Y a-t-il des aides pour remplacer une chaudière au gaz ?

Plusieurs dispositifs financiers accompagnent votre projet de remplacement vers des solutions plus écologiques. MaPrimeRénov’ reste le principal levier, avec des montants pouvant atteindre 11 000€ pour une pompe à chaleur géothermique selon vos revenus. Le remplacement des chaudières au fioul et au charbon bénéficient même d’un coup de pouce renforcé jusqu’au 31 décembre 2025.

 

La prime CEE (certificats d’économie d’énergie) complète efficacement ce financement, offrant jusqu’à 10 000€ supplémentaires* pour certains équipements, par exemple pour la pompe à chaleur. L’éco-PTZ permet quant à lui de financer le reste à charge sans intérêts, jusqu’à 15 000€ sur 15 ans maximum.

 

Attention toutefois : aucune aide ne finance plus l’installation d’une nouvelle chaudière à haute performance énergétique au gaz depuis janvier 2025. Seule la TVA à 10% s’applique encore temporairement, mais elle passera à 20% dans les prochaines années. Cette évolution fiscale confirme l’orientation vers les énergies renouvelables encouragée par les pouvoirs publics.

 

*estimation de la prime maximale pour les certificats d’économie d’énergie en fonction de l’éligibilité des travaux, des revenus du foyers, du type de logement et de sa localisation au 1er octobre 2025.

 

Avant de lancer les travaux, vérifiez les normes pour installer une chaudière gaz afin de respecter les exigences de sécurité et obtenir les aides financières.

FAQ

Je fais construire une maison. Est-ce que je peux installer une chaudière au gaz ?

La réglementation environnementale RE2020 interdit formellement l’installation d’une chaudière 100% gaz dans votre maison neuve depuis janvier 2022. Cette mesure s’applique à toutes les demandes de permis de construire déposées après cette date. Votre constructeur doit respecter un seuil maximal de 4 kg de CO2 par m² et par an, rendant impossible l’usage du gaz comme unique source de chauffage.

 

Seules les solutions hybrides restent autorisées dans le neuf. Ces systèmes combinent une pompe à chaleur principale avec un appoint gaz pour les périodes de grand froid. Cette configuration respecte les exigences carbone tout en conservant la fiabilité du gaz naturel lors des pics de consommation hivernaux.

J’ai une chaudière gaz à condensation. Dois-je la remplacer en 2026 ?

Rassurez-vous : aucune obligation légale ne vous impose de remplacer votre chaudière gaz à condensation en 2026. Votre équipement actuel peut continuer à fonctionner normalement.

 

La durée de vie moyenne d’une chaudière à condensation atteint environ vingt années. Si la vôtre fonctionne correctement, vous pouvez la conserver sans contrainte réglementaire. Même en cas de panne, remplacer votre chaudière par un modèle gaz récent demeure parfaitement autorisé dans l’existant.

 

Les anciennes chaudières moins performantes consomment davantage qu’un modèle récent à haute performance énergétique. Une réflexion sur le remplacement peut s’avérer pertinente pour optimiser vos factures énergétiques, surtout si votre installation approche de ses quinze ans d’âge.

 

L’entretien régulier reste la priorité absolue pour maintenir ses performances optimales. Un contrôle annuel par un professionnel qualifié permet de détecter d’éventuels dysfonctionnements.

 

Si vous envisagez un changement d’équipement, une pompe à chaleur hybride constitue une excellente transition, conservant votre installation gaz en appoint. Autre option : anticiper l’évolution vers le gaz vert renouvelable produit localement, compatible avec votre équipement actuel.

Le chauffage au gaz est-il interdit en 2026 ?

Non, le chauffage au gaz n’est pas interdit en 2026. Le ministère de l’Industrie et de l’Énergie a confirmé en février 2025 qu’aucune mesure d’interdiction des chaudières à gaz n’existe pour cette échéance. Cette clarification met fin aux nombreuses interrogations des particuliers concernant leurs installations existantes.

 

L’interdiction concerne uniquement les constructions neuves depuis 2022 pour les maisons individuelles et 2025 pour les logements collectifs. Dans l’existant, installer ou remplacer une chaudière gaz demeure totalement légal. Même les réparations et l’entretien de vos équipements actuels continuent sans restriction.

 

Le gouvernement privilégie plutôt une approche incitative en supprimant progressivement les aides financières pour les nouvelles installations gaz. Cette stratégie vise à encourager naturellement la transition vers des alternatives plus écologiques sans contraindre les propriétaires actuels.

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