La valeur verte : qu’est ce que c’est ?

02/06/2022 - Economies d'énergie

La valeur verte est la valeur ajoutée d’un bien ou d’un service en raison de ses caractéristiques environnementales. Elle représente donc l’intérêt économique qu’un bien ou un service présente du fait de sa contribution à la protection de l’environnement. Cette approche intègre les bénéfices environnementaux dans les décisions économiques afin de promouvoir un développement durable.

 

La valeur verte immobilière, c'est quoi ?

La valeur verte d’un bien immobilier est selon l’Ademe « la valeur nette additionnelle d’un bien immobilier dégagée grâce à une meilleure performance environnementale ». Cela correspond à une meilleure performance énergétique et environnementale d’un logement par rapport à un autre bien similaire qui lui permet d’augmenter sa valeur.

 

Le DPE : un document important pour comprendre la valeur de son bien

 

Cette valeur est présente dans le Diagnostic de Performance Energétique (DPE), on parle de classe énergie. Elle correspond à une lettre allant de A à G. Les logements les plus économes en énergie (A et B) sont identifiés comme valeur verte alors que les logements les plus énergivores (F et G) sont identifiés comme passoires thermiques. 

 

Ce document est transmis à un futur acquéreur ou à un futur locataire avant une vente ou une mise en location. Le Diagnostic de Performance Energétique permet d’informer sur la consommation énergétique du logement, le budget à allouer et des suggestions de travaux de rénovation énergétique.

Les logements considérés comme « passoires thermiques » ne pourront plus être mis en location à partir du 1er janvier 2028 !

La valeur d'un logement : critère indéniable pour vendre sa maison ou son appartement

Aujourd’hui, alors que le marché immobilier s’envol, la valeur verte d’un logement, autant pour une vente qu’une location, est un argument indéniable comme la localisation du bien ! Cette valeur est d’autant plus importante depuis la réglementation annoncée par le gouvernement concernant les bâtiments les plus énergivores de classe F et G. La location des logements classés F sera interdite dès 2025 et celles des biens classés G dès 2028. Des annonces qui laissent sans aucun doute place à de gros travaux de rénovation énergétique.

 

L’objectif des travaux est d‘améliorer son bien par une augmentation de sa valeur, une amélioration de la qualité de vie, du confort thermique et donc une augmentation du prix de vente !

La valeur verte en 2020 : les chiffres à retenir

 

Le communiqué dévoilé par le Conseil Supérieur du Notariat en octobre 2021 a mis en avant différents chiffres montrant que le marché immobilier est tangent et qu’il existe de grandes disparités sur le territoire français.

 

Par exemple, sur l’ensemble des biens immobiliers vendus en 2020 sur le marché résidentiel ancien :

 

  • 7% des ventes concernent des logements verts : classe A et B. Ce sont les régions de Nouvelle Aquitaine (10%) et Occitanie (9%) qui ont une plus grande part de logements économes.
  • 11% des ventes concernent des logements énergivores : classe F et G. Ce type de logement est très localisé. On retrouve une importante de passoires thermiques en Bourgogne-Franche-Comté (17%), Grand Est (16%) et Centre Val de Loire (16%).

 

Les logements économes bénéficient d’une plus-value

 

L’influence de la valeur verte sur le prix de vente du logement (appartement ou maison) dépend non seulement de la situation géographique mais aussi du type de bien. Il y a de grandes disparités selon les régions. Par exemple, pour un appartement en 2020 de classe A ou B, il se sera vendu 14% plus cher en moyenne qu’un bien de classe D en Normandie alors que dans les Pays de La Loire il se seront vendus 9% plus chers.

 

Ainsi, le communiqué met en avant que les biens ayant une étiquette énergie de classe A ou B se vendront bien plus chers que les passoires thermiques :

 

  • Une plus-value de 20 % pour un appartement de classe A ou B en Occitanie par rapport à un logement de classe D. Et une plus-value de 16 % pour une maison de classe A ou B dans le Grand Est.

Les logements énergivores menacés

 

Pour les maisons de classe F et G, en Nouvelle Aquitaine en 2020, elles se sont vendues 20% moins chers qu’une maison de classe D alors qu’en Auvergne Rhône Alpes elles se vendaient seulement 6% moins cher. On parle de moins value de 20%.

 

Le Centre Val de Loire observe une moins value de 8% pour les appartements.

Disparités géographiques et sur le type de bien

 

La proportion de logements avec une étiquette F ou G est plus importante sur le marché des maisons individuelles anciennes que sur le marché des appartements. Comment expliquer cela ? Du fait de leur surface, les maisons vont consommer en moyenne 35% d’énergie supplémentaire puisque le système de chauffage consommera plus et que l’isolation sera vieillissante.

 

Concernant la situation géographique des biens, on note qu’en Ile-de-France la valeur verte aura moins d’influence à l’achat que dans les autres régions puisque cette population recherche l’authenticité, le cachet malgré une étiquette énergétique peu attractive. Ce n’est pas le premier critère de choix !

 

Aussi, la part des logements les plus énergivores est bien plus importantes dans les régions rurales et montagneuses tels que dans le Cantal (36%) ou dans les Hautes-Alpes (34%). Ces logements auront tendance à bénéficier d’une moins-value ou aussi appelée décote verte.

Quels travaux pour atteindre une valeur verte dans son bâtiment ou logement ?

Pour atteindre la valeur immobilière souhaitée et un prix de vente à la hauteur avant une vente, il est nécessaire de prendre en considération la classe énergie présente sur votre DPE et de comprendre d’où provienne les pertes d’énergie. Pour les nouveaux DPE, des recommandations sur les travaux de rénovation énergétique sont mentionnées !

 

La rénovation énergétique vous permettra de rénover votre maison ou appartement en effectuant des travaux permettant de réduire votre consommation d’énergie et donc d’améliorer la performance énergétique du logement. Il existe différents types de travaux à privilégier selon votre bien, en fonction de ses déperditions thermiques.

 

Améliorer l’isolation Changer son système de chauffage Installer un thermostat Installer des panneaux solaires
En isolant les combles, les murs, le sol (plancher bas), les fenêtres (double vitrage) En changeant votre ancienne chaudière par une chaudière condensation, une pompe à chaleur ou un poêle à granulé. En régulant la température dans votre logement vous pourrez réduire de 15% votre consommation d’énergie. ou en installant des panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité grâce aux énergies renouvelables et réduire vos factures d’électricité.

 

Selon l’Ademe, les travaux de rénovation énergétiques d’un ménage sont estimés à 10 000 euros et à 25 000 euros pour rénovation très performante.

Les critères de choix d’un logement sont finalement : sa classe énergétique (mieux vaut être classé A ou B) mais aussi la localisation du bien ! Pour vous accompagner dans vos travaux de rénovation énergétique et ainsi réduire votre consommation d’énergie, Garanka vous accompagne dans le choix d’un système de chauffage respectueux de l’environnement. N’hésitez pas à nous contacter, nos équipes seront heureuses de vous accompagner dans le choix d’une pompe à chaleur ou d’une chaudière condensation ou même d’un thermostat.

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