Quelle chaudière choisir ?

02/07/2019 - Installation / Remplacement

Élément central du système de chauffage, la chaudière doit être choisie avec discernement.  En fonction du type de chaudière, de l’énergie utilisée (gaz, fioul, électricité, granulés, bois…) et du logement à chauffer, le rendement sera différent. Changer sa chaudière représente un investissement financier, mais rapidement amorti. En effet, remplacer son installation vieillissante par un appareil récent permet d’alléger sa facture de chauffage de 15% à 25%.

 

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Comment fonctionne une chaudière ?

Avant d’opter pour telle ou telle chaudière, il est essentiel de comprendre le mode de fonctionnement de cet appareil, qui constitue le cœur d’un système de chauffage. Pièce maîtresse du chauffage central, la chaudière permet de chauffer l’ensemble d’une habitation maison ou appartement, durant toute la saison de chauffe.

 

A noter qu’une chaudière peut servir à chauffer uniquement les différentes pièces, mais aussi à produire l’eau chaude sanitaire (ECS) utilisée par les occupants du logement.

 

Comment ? La chaudière produit de la chaleur en portant à ébullition un fluide caloporteur (de l’eau en général) à une température comprise entre 40° et 90° degrés (selon la nature du logement).

La chaleur produite est ensuite diffusée par le biais d’un réseau de radiateurs ou d’un plancher chauffant. Hormis pour la chaudière électrique, la chaudière brûle un combustible pour chauffer l’eau et ainsi générer la chaleur nécessaire.

 

Composition d’une chaudière : les pièces indispensables à son bon fonctionnement

  • un brûleur
  • un réseau de tuyaux entrants et sortants (système de distribution) servant à amener l’eau chaude jusqu’aux appareils émetteurs de chaleur (radiateurs ou autres)
  • une chambre de combustion
  • un générateur de chaleur
  • un tuyau d’évacuation des fumées (il existe différents modes d’évacuation : ventouse, conduit de cheminée)

Les différents types de chaudières

Si le principe de la chaudière remonte à la Rome antique – notamment pour assurer une chaleur agréable dans les termes – la généralisation de la chaudière du chauffage central date de la deuxième moitié du XIXème siècle. Au fil du temps, les fabricants de chaudières n’ont cessé d’améliorer l’efficacité de leur appareil et de développer des technologies de plus en plus performantes.

 

La chaudière électrique

Prix d’achat : entre 1000 et 6000 euros

Prix du KWh : environ 0,158 euro par KWH

Facilité d’installation : +++

Adaptée : aux logements de petite surface

 

La chaudière électrique s’avère être une option intéressante en cas d’absence de raccordement au gaz de ville ou d’espace pour stocker certains combustibles encombrants comme le bois ou le fioul. Reliée à un réseau de radiateurs ou un plancher chauffant, la chaudière électrique fonctionne grâce à des résistances électriques chauffant l’eau destinée au chauffage central. Performante avec un rendement proche de 100%, la chaudière électrique est également très facile à installer, puisqu’elle ne nécessite aucun conduit d’évacuation des fumées.

 

En revanche, si la chaudière électrique se révèle moins onéreuse à l’achat que la chaudière au fioul ou au bois, elle reste plus énergivore au quotidien. De plus, le prix de l’énergie électrique ne cesse de grimper et l’électricité se révèle relativement coûteuse, s’établissant à 0,158 euro par kWh.

La chaudière à gaz

Prix d’achat : de 1500 euros pour une chaudière basique à plus de 8000 euros pour une chaudière gaz à condensation

Prix du KWh : 0,064 euro pour le gaz de ville

Facilité d’installation : ++

Adaptée : aux logements de grande et moyenne taille, option intéressante pour les logements proches des réseaux de gaz de ville ou même éloignés avec les versions au propane

 

Près de 21% des français, ont opté pour une chaudière utilisant le gaz comme combustible. L’achat d’une chaudière à gaz exige un investissement important, mais son rendement est excellent et son énergie peu coûteuse. Pour les logements de grande superficie ou de taille moyenne, le gaz sera plus avantageux que l’électrique. En effet, les chaudières à gaz récentes offrent un rendement très satisfaisant, bien supérieur aux anciens modèles.

 

Les chaudières à gaz peuvent être conçues pour brûler du gaz de ville, si l’habitation bénéficie d’un raccordement au réseau, soit du gaz propane. Dans le second cas, le gaz propane doit être stocké dans une citerne enterrée ou semi-enterrée dans le jardin.

 

Une solution intéressante pour les habitations situées dans des zones rurales éloignées, leur permettant de disposer d’un chauffage au gaz. Le gaz naturel reste encore un combustible bon marché, avec un tarif oscillant autour de 0,064 euro par kWh (tarif sur le premier semestre 2017).

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La chaudière au fioul

Prix d’achat : de 1800 à 8000 euros

Prix du KWh : environ 0,095 euro

Facilité d’installation : + (nécessité d’un emplacement dédié pour la cuve)

Adaptée : aux logements de grande superficie

 

Selon le modèle de chaudière choisi, les fonctionnalités, les options et la technologie utilisée (à condensation ou système classique), le prix d’une chaudière fioul varie fortement, entre moins de 2000 euros à plus de 8000 euros. Le budget à prévoir pour l’achat de ce système de chauffage dépend d’une multitude de critères.

 

Néanmoins, l’installation d’une chaudière au fioul induit des coûts plus importants, puisqu’il faut également installer la cuve contenant le combustible de réserve. Un réapprovisionnement annuel est à prévoir. Autre paramètre à prendre en compte : le coût du combustible est directement indexé sur le prix du pétrole et donc susceptible de connaître des variations conséquentes. Depuis juin 2018, ce type de chaudière ne bénéficie plus du crédit d’impôt CITE.

 

La chaudière à bûches

Prix d’achat : très variable selon s’il s’agit d’une combustion montante, inversée ou automatique

Prix du KWh : 0,043 euro (1)

Facilité d’installation : – (difficile à mettre en place pour les petits logements, espace de stockage pour le bois à prévoir)

Adaptée : aux logements de grande taille, disposant de la place nécessaire

 

Chaque année, de nombreux Français soucieux d’utiliser un combustible moins polluant que le fioul et de se chauffer à moindre frais, optent pour une chaudière à bois ou à bûches. Comme pour les autres types de chaudières, un volume d’eau est chauffé, puis la chaleur ainsi produite est diffusée aux pièces d’habitation via les radiateurs ou le plancher chauffant.

 

Chère à installer, la chaudière à bûches utilise une ressource naturelle bon marché : le bois. Plus écologique, elle se révèle donc plus économique sur le long terme. De plus, l’achat d’une chaudière à bûches peut ouvrir droit à un crédit d’impôt, des subventions Anah, une prime énergie… Un inconvénient cependant : l’aspect pratique au quotidien, puisqu’il faut alimenter la chaudière au bois et nettoyer les cendres. Le rendement énergétique de la chaudière à bûches oscille entre 75% et 85%.

 

La chaudière à granulés

Prix d’achat : entre 10 000 et 20 000 euros

Prix du KWh : 0,068 euro

Facilité d’installation : – (nécessité un espace de stockage pour le silo de granulés à l’abri de l’humidité)

Adaptée : aux logements de grande taille, disposant de la place nécessaire

 

Tout comme la chaudière à bûches, la chaudière à granulés produit de la chaleur grâce à une source d’énergie renouvelable : le bois. En effet, les granulés ou pellets sont fabriqués à partir de sciures et copeaux de bois compressés. Les granulés sont dirigés vers un brûleur par une vis sans fin. Équipé de thermostat et de sondes de contrôle, le système offre une grande précision de réglages pour un confort thermique optimum.

Coûteuse à l’achat, la chaudière à granulés de bois exige l’installation d’un silo de stockage pour les granulés, relativement encombrant. Tous les types de logements ne sont donc pas adaptés. Le rendement est légèrement supérieur à celui d’une chaudière à bûches : entre 90% et 107%.

 

LE FOCUS : Quel type d’énergie vaut-il mieux choisir ?

 

ÉcologiqueRendementPrix d’achatCoût à l’usageFacilité d’installation
Fioul– – – –De 95% à 110%1800 à 8000 eurosFluctuant
ElectricitéEnviron 100%1000 à 6000 eurosÉlevé+ + +
Gaz+Entre 100 et 110% pour une chaudière à condensation

Entre 90% et 95% pour une chaudière à BT

De 1500 à 8000 eurosFaible+ +
Bois (bûches)++Entre 75% et 85%6000 à 20 000 eurosTrès faible– –
Bois (granulés)++Entre 90% et 107%10 000 à 20 000 eurosFaible– –

 

Quelle chaudière choisir ?

Pour choisir la chaudière idéale pour votre habitation, il est essentiel de bien distinguer les types d’énergie d’une part, mais aussi les différentes technologies utilisées. En effet, le choix de la technologie aura une incidence directe sur le rendement, le prix d’achat, mais aussi les contraintes techniques pour l’installation du système de chauffage.

 

Aujourd’hui, il y a une multitude de modèles sur le marché, exploitant des techniques et des combustibles différents. On peut distinguer deux grandes catégories de chaudières : chaudière à condensation et chaudière basse température, chacune pouvant fonctionner grâce aux différents combustibles vu précédemment.

Les différentes technologies

Deux technologies différentes existent : la chaudière à condensation et la chaudière basse température (pouvant fonctionner au gaz ou au fioul). Les deux technologies induisent deux principes de fonctionnement différents. Depuis 2018, un règlement européen interdit la chaudière basse température jugée trop polluante et pas assez sécurisée. Ce système n’est toléré que dans des cas bien spécifiques. La chaudière à condensation est donc la technologie à privilégier. Explications.

 

La chaudière à condensation

 

La chaudière à condensation peut fonctionner grâce à différentes sources d’énergie : gaz naturel, gaz butane ou fioul, dont la combustion permet de produire de chauffer l’eau jusqu’à 90° degrés. Comme son nom l’indique, l’appareil condense les fumées contenant de la vapeur d’eau chaude pour récupérer la chaleur.

Au gaz

 

La chaudière gaz à condensation brûle du gaz via le brûleur pour produire de la chaleur.  Les fumées issues de cette combustion sont ensuite refroidies pour récupérer un maximum de chaleur avant d’être rejetées. L’achat d’une chaudière gaz à condensation peut bénéficier d’un crédit d’impôt. A l’usage, les économies d’énergie sont réelles entre 20% et 30%. Coupler la chaudière à un système de régulation performant permet d’optimiser encore les économies.

Au fioul

 

Alimentée en fioul classique, la chaudière fioul à condensation récupère la vapeur d’eau produite lors de la combustion du fioul. Cette énergie calorifique permet d’augmenter encore le rendement de ce type de chaudière.

Peu polluante et simple à installer, la chaudière à condensation utilisant du fioul est idéale pour chauffer les grands volumes. En revanche, le coût à l’usage peut subir des variations en fonction des variations du prix du fuel, directement indexé à celui du pétrole. De plus, depuis juin 2018, l’Etat a arrêté l’attribution d’aides financières pour l’achat de ce type de chaudière.

 

La chaudière basse température

 

Développée dans les années 80, les chaudières basse température sont des anciens modèles fortement polluants et amenés à disparaître totalement. Ces appareils chauffaient l’eau à une température de 40°C, au lieu de 70°C à 80°C pour les chaudières classiques. Le brûleur intégré fonctionnait à une intensité modulable en fonction de la température extérieure. Si cela promettait de belles économies d’énergie sur le papier, entre -10% et 15% d’économie sur la facture de chauffage, en pratique, ce type de chaudière n’était pas réellement compatible avec des radiateurs « haute température ». Dans tous les cas, ce type de chaudières affichait un rendement inférieur aux chaudières à condensation.

 

Une directive européenne votée en septembre 2018 réglemente la vente et l’installation de ce type d’appareils de chauffage. Désormais, la commercialisation des chaudières basse température est interdite, à cause du risque de pollution qu’elles présentent. Les chaudières basse température ou Bas NOx sont uniquement tolérées dans le cadre de l’installation au sein d’un immeuble équipé d’une évacuation collective des fumées ou dans le cadre d’un plus de 10 mètres de hauteur. En toute logique, l’achat d’une chaudière basse température n’est éligible à aucune aide financière de l’Etat.

 

En pratique, les chaudières basse température peuvent fonctionner au gaz ou au fioul.

 

LE FOCUS : quelle différence entre chaudière basse température et condensation ?

 

La différence réside principalement dans le mode de fonctionnement. Les chaudières basse température chauffent l’eau à une température d’environ 40 degrés pour produire de la chaleur. Les chaudières à condensation quant à elles récupèrent la vapeur d’eau des fumées pour préchauffer l’eau de la chaudière. Plus chères à l’achat que les chaudières basse température (en passe de disparaître), les chaudières à condensation ont un bien meilleur rendement à l’usage.

 

 

Quel est le meilleur emplacement pour installer sa chaudière ?

Une fois choisi le modèle de votre chaudière se pose la question de l’endroit idéal où l’installer. Une question cruciale pour assurer sécurité et confort à tous les occupants de votre logement. Cuisine, cave, garage, salle de bain ou encore placard… Quelle est la pièce adéquate et l’endroit idéal pour installer votre chaudière ? Existe-t-il des contraintes techniques spécifiques ?

 

Dans quelle pièce installer la chaudière ?

 

Le choix de l’emplacement pour votre chaudière dépend :

  • Du mode d’évacuation des gaz de combustion : à adapter selon l’utilisation d’une cheminée existante ou d’une sortie ventouse
  • De la localisation des pièces alimentées par la chaudière : plus la chaudière est éloignée des pièces d’eau comme la cuisine et la salle de bains, plus le risque de perdre en confort est important
  • De la configuration, taille et ventilation de la pièce

LE FOCUS : chaudière au sol ou murale ?

En France, 60% des chaudières sont installées au mur et 40% au sol. Chaque modèle présente différents avantages. Moins coûteuse à l’achat, la chaudière murale représente un gain de place considérable, puisqu’elle permet de libérer de l’espace au sol. Beaucoup plus compactes, les chaudières murales fabriquées aujourd’hui, présentent une puissance de chauffe et des performances tout à fait correctes. En revanche, la chaudière murale nécessite de respecter certaines règles d’installation. Ces précautions visent à assurer la sécurité de l’installation et garantir le bon fonctionnement de la chaudière.

 

Avantages et inconvénients des chaudières au sol ou murales

 

Avantages

 

Inconvénients

 

Chaudière murale – Gain de place

–  Moins chère à l’achat

 – Contraintes techniques d’installation

– Puissance légèrement inférieure

Chaudière au sol– Plus robuste

– Puissance légèrement supérieure

– Plus chère à l’achat

 

LE FOCUS : les contraintes techniques

Pour une sécurité et un confort optimum, l’installation d’une chaudière murale doit respecter certaines contraintes techniques :

  • observer une hauteur minimale qui varie selon le modèle de chaudière ;
  • installer la chaudière dans une pièce bien ventilée et assez grande (une surface de 8 m3 au moins est nécessaire) ;
  • ne pas mettre en place une chaudière murale sur une cloison légère, en raison du poids de l’installation.
  • ne pas mettre la chaudière avec cheminée ou VMC dans une cuisine équipée d’une hotte aspirante, sans disposer d’une installation spéciale de mise en sécurité.

En revanche, la chaudière à ventouse présente l’avantage de pouvoir être installée dans n’importe quelle pièce, sans tenir compte de la possibilité de la raccorder à un conduit de fumées.

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Comment choisir la puissance de sa chaudière ?

La puissance d’une chaudière est exprimée en kWh ou kilowatt/heure. Un kWh est l’unité de mesure pour quantifier la consommation d’un appareil durant une heure rapportée à sa puissance. 1 kW équivaut à 1000 watts, aussi bien pour l’électricité que pour le gaz. C’est un indicateur fiable pour mesurer l’efficience de votre système de chauffage.

 

Qu’est-ce que le rendement d’une chaudière ?

 

Le rendement de la chaudière est le ratio estimé entre la puissance de chauffe délivrée et la consommation énergétique de l’appareil. Concrètement, il s’agit du rapport entre énergie produite (chaleur) et énergie consommée. Le rendement dépend fortement du combustible exploité, mais aussi de l’âge de l’installation. Une chaudière vieillissante aura tendance à consommer davantage qu’un modèle plus récent.

 

 

Le rendement d’une chaudière est toujours exprimé en pourcentage. Un chiffre élevé signifie que la chaudière est efficace. Ce chiffre reste un indicateur à nuancer. En effet, vos habitudes de vie, votre manière d’utiliser la chaudière, contribuent à optimiser ou non le rendement de la chaudière.

 

Les chaudières basses températures récentes affichaient des rendements de l’ordre de 90% à 95%. Les chaudières à condensation, à privilégier désormais, atteignent quant à elles un rendement de 100% à 110%, grâce à un mode de fonctionnement récupérant la vapeur d’eau issue de la combustion.

 

Comment calculer la puissance de chauffage nécessaire?

 

Pour calculer la puissance de chauffage nécessaire à votre habitation et donc choisir la chaudière avec une puissance adéquate, il existe une formule de calcul.

 

Formule de calcul de la puissance d’une chaudière :

Puissance = [Coefficient de consommation d’énergie x (température voulue + indice ITE) x Volume à chauffer] x déperdition d’énergie

 

Coefficient de consommation énergétique :

  • 1,5 pour les logements bien isolés
  • 1,6 pour les maisons ou appartements disposant d’une isolation moyennement efficace
  • 2 pour les logements mal isolés

Indice ITE : indice de température extérieure : 15 pour les maisons à la montagne, 12 pour le Nord de la France, 9 pour le Centre et 7 pour le Sud de la France

Le volume à chauffer correspond au volume de la maison en m 3

La déperdition énergétique fixé à 1,3

 

Le type de radiateurs composant votre équipement peut directement impacter votre consommation énergétique. Il est donc essentiel de choisir une chaudière adaptée à vos appareils diffuseurs de chaleur pour éviter les factures de chauffage aux montants exorbitants.

 

Ainsi, si vous habitez un appartement ancien et que vous disposez de radiateurs en fonte des années 1940, excluez de fait l’option pompe à chaleur. En effet, les radiateurs de ce type ont besoin d’une eau chaude de plus de 60° pour émettre de la chaleur, or les pompes à chaleur ont un mauvais rendement sur des températures de plus de 50°.

Les principaux types de radiateurs

Le fonctionnement

  • Radiateurs à inertie : l’inertie est la capacité de l’appareil à accumuler la chaleur produite et à la diffuser progressivement pour un gain d’énergie consommée. Les radiateurs à inertie peuvent être constitués de différents matériaux (fonte, acier, aluminium..).
  • Radiateurs rayonnants (électrique ou à infrarouge): diffuse la chaleur par rayonnement, aussi appelé radiateur à chaleur douce. L’intérieur du radiateur contient une plaque chauffée par des résistances électriques qui permet de répartir la chaleur uniformément dans la pièce.
  • Radiateurs à bain d’huile : plutôt utilisé en chauffage d’appoint, ce radiateurs comprend une résistance plongée dans de l’huile.
  • Radiateurs à convection (électrique): la chaleur est diffusée grâce à des mouvements d’air chaud, l’air entrant dans l’appareil par le bas et ressortant chaud par le haut. Type de radiateurs gourmand en énergie.

Les matériaux

  • Radiateurs en fonte : très bonne inertie thermique, matériau très dense, la fonte accumule la chaleur et la restitue progressivement durant de longues heures. Encombrants, ces radiateurs équipent surtout les logements anciens.
  • Radiateurs en acier : faible inertie, ces appareils montent vite en température, mais la température chute également rapidement dès l’extinction du système.
  • Radiateurs en aluminium : inertie moyenne, plus léger et moins cher que le radiateur en fonte.

Retrouvez également tous nos conseils pour régler votre chauffage en cliquant ici.

La production d’eau chaude

Dans une majorité des cas, une chaudière sert à chauffer le logement, mais également à produire de l’Eau Chaude Sanitaire (ECS). La chaudière gaz produisant de l’eau chaude est également appelée chaudière mixte ou chaudière double service.

 

Il existe trois manières différentes de produire de l’eau chaude :

  • à accumulation
  • à micro-accumulation
  • instantanée.

Les critères pour choisir son mode de production d’eau chaude

Afin d’opter pour le mode de production d’eau chaude idéal pour votre logement, veillez à prendre en compte un certain nombre d’éléments. Le nombre de personnes habitant le foyer, le nombre de salle de bain, ainsi que le type d’équipement (douche classique, baignoire classique, jet spa, douche spa…) dont vous disposez, vont impacter vos besoins quotidiens en ECS.

 

Ces besoins ont également une incidence sur la puissance de la chaudière que vous devez choisir. Elle doit être suffisamment puissante pour produire de l’eau chaude en quantité suffisante pour tous les occupants de votre foyer.

 

En moyenne, les besoins en eau chaude sanitaire – traduits en puissance – se définissent ainsi :

  • 23kW pour 1 à 3 personnes
  • 28kW pour 3 à 4 personnes
  • 33kW pour 5 personnes[GC1]

 

Production eau chaude à accumulation

 

Comme son nom l’indique, l’eau chaude produite est accumulée dans un ballon à accumulation couplé à l’installation de volume à dimensionner en fonction de ses besoins – 50 litres par personnes. Plus volumineuse, la chaudière gaz à accumulation apporte davantage de confort.

 

 

Production eau chaude à micro-accumulation

 

Quelques litres d’eau chaude (de 3 à 5 litres) sont stockés dans le ballon. Ce procédé permet de bénéficier d’eau chaude sans attendre. Autre avantage :  constituer une réserve tampon le temps de la chauffe d’eau pour tout besoin plus important.

 

 

Production eau chaude instantanée

 

Avec cette chaudière compacte, la production d’eau chaude est instantanée. Ce système est bien adapté aux foyers ayant de faibles besoins en eau chaude – préférez une chaudière gaz à accumulation pour les habitations à plusieurs salles de bains ou aux besoins en eau chaude conséquents.

 

Evaluer ses besoins

Bien choisir votre chaudière, c’est avant tout bien évaluer vos besoins en puissance de chauffe, mais aussi en production d’eau chaude sanitaire.

 

Ainsi, en fonction de votre logement (configuration, superficie, nombre de pièces…), de la composition de votre foyer, des périodes d’occupation réelle de l’habitation et de vos usages, le chaudière idéale ne sera pas la même. Estimer précisément vos besoins est décisif pour ne pas risquer de vous retrouver avec un appareil sous-dimensionné très énergivore ou à l’inverse sur-dimensionné.

 

Pour connaître précisément la puissance dont vous avez besoin, vous pouvez faire appel à l’expertise Garanka. Les professionnels Garanka sont plus de 800, répartis sur près de 45 départements différents. La proximité est l’une des valeurs fortes et commune à tous ces experts chauffagistes.

Si vous envisagez de remplacer votre système de chauffage, vous pouvez bénéficier de conseils avisés en nous contactant dès aujourd’hui.

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Les aides financières pour changer de chaudière

Pour un particulier propriétaire, le remplacement de la chaudière représente un investissement conséquent. La somme d’argent à débourser varie entre 1000 et 20 000 euros, selon la technologie et le modèle choisis. Au vu du budget nécessaire, on comprend aisément que l’aspect financier soit parfois un frein au renouvellement du système de chauffage…

 

Pour encourager les particuliers à investir dans un système plus récent et moins énergivore, l’Etat accorde des aides financières sous forme de crédit d’impôt ou de subventions, jusqu’à plusieurs milliers d’euros.

 

 

Le crédit d’impôt (CITE)

 

Le CITE ou Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique vise à la prise en charge d’une partie des dépenses occasionnées par les ménages se lançant dans des travaux de rénovation énergétique. Sous conditions, le remplacement de la chaudière peut donc permettre de bénéficier d’un crédit d’impôt avec un taux variant de 15% à 50% du montant des dépenses, dans la limite de 8000 euros par personne (soit 16 000 euros pour un couple). Avantage du crédit d’impôt : si le montant du crédit d’impôt dépasse celui de l’impôt dû, l’Etat effectue le versement de l’excédent.

 

Les aides de l’Anah (Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat)

Avec l’aide de l’ANAH « Habiter mieux », des aides sont attribués aux particuliers s’engageant dans des travaux de rénovation énergétique, visant à réduire les déperditions d’énergie. Seuls les logements construits il y a plus de 15 ans sont concernés. Selon vos ressources, la prime peut s’élever jusqu’à 50% du montant total des travaux HT, pour une prise en charge maximum de 10 000 euros.

 

 

L’Eco-prêt à taux zéro pour un chauffage utilisant les énergies renouvelables

 

Vous pouvez bénéficier de l’Eco-prêt à taux zéro pour réaliser des travaux liés au remplacement de votre chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire. Le montant de ce prêt avantageux est plafonné à 30 000 euros.

 

Nos conseils d’experts

Nos experts Garanka vous accompagnent pour choisir la chaudière avec le meilleur rendement en fonction de vos usages et de votre habitation. Les professionnels Garanka détiennent la connaissance technique et théorique pour répondre à toutes vos questions :

 

  • Quelle chaudière gaz choisir ?
  • Quelle puissance de chauffage par m² ?
  • Quel type de chauffage sélectionner ?
  • Quelle marque de chaudière est à privilégier pour mon projet ?
  • Comment définir précisément mes besoins en chauffage et eau chaude sanitaire ?
  • Quelle énergie choisir pour me chauffer ?

Simple d’utilisation et intuitif, notre simulateur en ligne vous permet en quelques clics d’être aiguillé sur plusieurs modèles de chaudières adaptés à vos besoins. En fonction de votre budget, vous pouvez comparer les résultats sur trois niveaux de gamme différents.

Vous pouvez également profiter d’un rendez-vous gratuit et d’un devis personnalisé :

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Penser à l’entretien pour allonger la vie de votre chaudière

Bien entretenir votre nouvelle chaudière est capital pour allonger la durée de vie de votre installation. En prenant quelques précautions pour l’entretien de votre chaudière, vous optimiserez votre confort, votre sécurité et votre investissement de départ.

 

Les règles à suivre pour bien entretenir votre chaudière :

  • Un entretien annuel réalisé par un chauffagiste : la chaudière sera vérifiée, nettoyée, et l’émission des polluants atmosphériques sera évaluée > une attestation d’entretien doit vous être remis dans les 15 jours
  • Respecter les conseils d’utilisation donnés par le spécialiste chauffagiste

Attention ! Cet entretien obligatoire permet de limiter au maximum le risque d’intoxication au monoxyde de carbone.

 

Les prix des énergies et des différents types de chaudières sont donnés à titre indicatif et sont susceptibles d’évoluer au cours du temps.

Crédits photos ISotck